Quelquefois, lorsque les évènements ont eu lieu à un âge où le souvenir peut rester dans la mémoire, la personne, malgré sa souffrance, peut quand même en parler. Mais à d'autres moments, les évènements ont eu lieu à un âge très précoce. Dans ce cas, le souvenir reste enfoui quelque part, dans l'inconcient. L'enfant qui a subi cela n'a aucune possibilité d'en parler, parce qu'il n'a pas les moyens pour le faire. Il lui manque la connaissance de l'acte, il n'a pas accès à la parole ni aux concepts.
A l'âge adulte, lors d'une première expérience sexuelle, la violence, de l'acte subi dans l'enfance, lui revient d'une façon traumatisante sans qu'il comprenne ce qui lui arrive. Peu à peu, à force d'élaborations, grâce à des rêves, des impressions, des conversations, il comprend ce qui lui est arrivé. Il commence à éprouver un sentiment de honte, de culpabilité, de dégoût et la dépression s'installe.
Il faut savoir que, l'enfant n'est aucunement responsable de ce qui lui est arrivé. Quoiqu'il ait pu faire, ce n'est pas sa faute si l'adulte l'a violenté.
Je conseille à la personne qui a subi cela d'en parler, d'en parler et d'en parler encore. Dans tous les cas, il faut que ça sorte, ça ne peut pas rester dedans, sinon il y a risque d'être peu à peu "bouffé" par cette souffrance.
En parler à qui ? n'importe qui... pas forcément à un psy... pas forcément à un médecin... pas forcément à un ami... pas forcément à la famille... pas forcément à un thérapeute reiki... mais éventuellement à un psy, à un médecin, à un ami, à la famille, à un thérapeute reiki. Insister jusqu'à ce qu'on trouve quelqu'un qui nous écoute, nous entende (ce qui n'est pas la même chose) et nous croit. En parler à quelqu'un (ça existe) qui va croire notre histoire et qui va nous aider à élaborer un processus de guérison.
Ne pas s'arrêter d'en parler parce qu'on a eu la malchance de ne pas être cru, une première fois.
Se dire que si nous pensons que c'est vrai, alors C'EST VRAI !!! cela est vrai pour nous et si ça dérange, tant pis.